mercredi 29 août 2018

Pourquoi aucun Ministre de l'Environnement, de Corinne Lepage à Nicolas Hulot, n'a pu faire bouger un gouvernement de droite, de gauche ou d'ailleurs.


Notez que c'est pareil dans les autres pays...
C'est vrai, O César. Rome est en déclin. Mais le prochain trimestre se présente bien.
Ce dessin de Dana Fraden (The New Yorker) montre que le Court-Termisme
ne date pas d'hier. Aujourd'hui c'est toute la capacité de nos gouvernants
à gérer le Très Long Terme qui est paralysée par la financiarisation,
dont le grand commis de César parle déja le language...
Voici pourquoi : Tout investissement visant à résoudre la crise de l’environnement (changement climatique, réduction rapide de la biodiversité, conversion des activités polluantes) ne peut le faire que si c'est un investissement à très long terme (ITLT, 30 à 100 ans de retour de l’investissement sous forme de rentrées disponibles pour l’investisseur en excès de l’investissement initial). Ces investissements se feraient évidemment dans des entreprises individuelles, petites et grandes, cotées en bourse ou privées, qui effectueraient la conversion du liquide servant aux investissements en achats de machines, équipements, composants et matières premières, et en recrutement de salariés et contractuels qui vont les fabriquer, les mettre en place, puis les faire fonctionner. Ce qui créerait d’après nos études trois millions d’emplois en dix ans. Voir http://www.comitebastille.org/p/blog-page_2362.html
Ces investissements, qu’ils soient locaux (mini-centrale hydroélectrique au fil de l’eau, conversion d’une exploitation agricole à la culture bio…), régionaux (reforestation d’une terre semi-aride) ou nationaux (conversion de l’agriculture de tout le pays de façon à préserver définitivement les nappes aquifères tout en reconstituant la réserve d’eau fraiche, construction de systèmes de stockage de l’énergie électrique utilisant des batteries au lithium maintenant, plus tard des batteries non-polluantes au sodium et des stockages par volants d’inertie verticaux…) sont très importants au niveau de la France. Nous l’estimons à mille milliards dans les dix premières années de notre programme IPP/TAN, voir http://www.comitebastille.org/2018/04/les-cinq-principales-etapes-du-projet_28.html, créant trois millions d’emplois pendant ces dix ans.
Il est hors de question que l’État engage de tels investissements : dans le cadre d’austérité imposé par une application incomplète du Traité de Maastricht*, les banques centrales, etc. il est trop endetté et son budget est déjà trop en déficit. Toute l’équipe gouvernementale et toutes les ressources dont il dispose doivent d’abord maintenir les grands équilibres économiques et en particulier le Solde Primaire positif (ce qui rentre dans les caisses de l’État, avant intérêts de la dette, doit être supérieur à ce qui sort, point-barre.) Et l’actualité politico-financière peut vous confirmer qu’elle n’y arrive pas, alors vous comprenez, l’environnement c’est pour plus tard (ça finit par bien faire, disait Nicolas Sarkozy.)
Il existe une solution : faire en sorte que ces cent milliards par an d’ITLT soient investis par les Français eux-mêmes. Ils le peuvent : Ils détiennent mille cinq cent milliards de comptes courants, Livrets A et équivalents qui ne rapportent quasiment rien. Ils ne les investissent pas parce qu’ils savent que tout ce qu’eux vont investir eux-mêmes dans une entreprise quelconque, dans la fiscalité actuelle, va être taxé six fois.
1). D’abord ils ont dû épargner sur leurs revenus après avoir payé les Impôts sur le Revenu.
2). Ensuite les revenus de leur épargne a payé ces mêmes impôts en tout cas au-delà d’un plafond.
3). Ensuite l’entreprise dans laquelle ils ont investi (actions, obligations…) a elle-même payé ses Impôts sur le Revenu (IS et autres.)
4). Ensuite quand ils vendent leur entreprise ou leur action dans toute entreprise ils payent une taxe sur les plus-values, autre forme d’impôt sur le revenu (toute plus-value est un revenu, voir https://www.lerevenu.com/impots-et-droits/fiscalite-des-placements/bourse-la-fiscalite-2018-des-plus-values.)
5). Et une fois que le produit de leur vente est à son tour investi de façon rémunératrice ils payent un impôt sur les dividendes.
6). Enfin, au-delà d’un certain plafond, ils payent un ISF ou IFI ou autre forme d’Impôt sur le Patrimoine (ou fortune, ou actif net.)
Notre Projet Impôt sur le Patrimoine Passif ou Taxe sur l’Actif Net consiste à abolir les cinq premiers niveaux d’imposition et de généraliser et élargir le sixième, voir http://www.comitebastille.org/p/blog-page_2362.html  et http://www.comitebastille.org/p/il-faut-abolir-tout-impot-sur-le-revenu.html Le patrimoine de l'entrepreneur n'est plus taxé qu'une fois, et l'entreprise elle-même ne paye plus d’impôts. Avec cette nouvelle fiscalité la France rend graduellement obsolètes les paradis fiscaux, voir http://www.comitebastille.org/2018/04/comment-la-taxe-sur-lactif-net-tan.html
Et devient le paradis fiscal par excellence mais seulement pour ceux qui travaillent, entreprennent, investissent et innovent. Notre site, à travers les liens indiqués, vous expliquent pourquoi.
Ceci dit Nicolas Hulot a été courageux. Sa démission attirera peut être enfin l’attention de notre gouvernement sur le fait que le réforme permettant à la fois de créer des emplois, de prendre par le bon bout la crise dite écologique, de combattre efficacement les inégalités qui continuent encore à croître, de contribuer enfin à résoudre le problème de la dette française et mondiale, et de réduire  notre endettement, est à sa disposition. Si vous souhaitez en recevoir la présentation sur PowerPoint, faites le savoir par mél à atc@comitebastille.org ou indiquez votre adresse mél en commentaire ci-dessous.

Le Comité Bastille


*Ce Traité organisait l'Union européenne autour d'une union économique et monétaire. Or une union économique a pour les économistes de l'intégration une signification très précise: c'est l'union (pas la coordination) des politiques économiques, ce qui postule une action commune, avec des ressources suffisantes, propres à l'union, donc un budget commun, c'est-à-dire l'union budgétaire devant laquelle les gouvernements reculent depuis au moins 1999, et dont nous continuons à avoir besoin.








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