vendredi 4 décembre 2015

De quelle race êtes-vous?

Quand vous dites d'un chien que c'est un épagneul, un fox terrier ou un lévrier, ou d'un cheval que c'est un boulonnais ou un pur-sang anglais, vous parlez de sa race. Et elle est facile à vérifier d'un coup d’œil et à l'usage. Mettez un pur-sang anglais devant une charrue ou un boulonnais sur une piste de course à Longchamp et voyez les différences. Ou encore mettez un lévrier devant le terrier d'un renard.
L'animal de pure race est un animal spécialisé. Il est excellent pour une tache (courir très vite) ou une mission (le chien d’arrêt), et médiocre ou même nul ailleurs. Il a une santé délicate (demandez à des propriétaires d’épagneuls, de boxers, de bouledogues...) et sa reproduction demande a être supervisée par des éleveurs professionnels. Et ceux-là sont bien placés pour vous dire que oui, les races existent. Les races de chiens ou de chevaux, bien sur!
Il est arrivé à l’être humain de pratiquer par force une telle spécialisation: C'est le cas ...

C'est le cas de petites populations longtemps isolées dans une île ou une vallée bien escarpée. Si vous vous en fiez aux réputations et aux légendes, vous savez que leurs moindres problèmes étaient celui résultant de trop de consanguinité: arriération mentale, fausses couches plus fréquentes, hydrocéphalie et autres malformations, trisomie 21, hémophilie... Chez ces populations (j'en connais mais ne les nommerai pas) on connait la pratique sagement tolérée chez les femmes de l'entorse au contrat de mariage avec un voyageur de passage qui a peu de chances de repasser par ici... Bien lavé bien repassé cela ne se voit pas, et l'enfant s'en trouvera bien.
Les peuples en bonne santé sont les bâtards issus d'exposition à une grande variété d'origines ethniques et géographiques. Les peuples européens, britanniques et français notamment mais pas seulement, en sont d'excellents exemples
Nous sommes des chats de gouttière et des chiens des rues, dont la résilience est célèbre. D’où notre santé et notre capacité d'adaptation et de survie.  Si nous avons les cheveux roux et des taches de rousseur, ou bien plus ou moins de taches de mélamine sur notre peau, nous ne l'avons pas choisi. On est français par engagement et par choix, et cette liberté de choix est déjà un formidable avantage national. Soyons en fiers. Nos problèmes ne sont pas dans nos gènes ou dans nos cultures. Ils sont dans notre fiscalité, qui entrave la création d'emplois et favorise la financiarisation mondiale. Quand il y a du travail pour tous, on oublie vite la couleur des peaux et des cheveux, et on n'a pas le temps de chercher des querelles de clocher. Jamais le Nazisme,le Fascisme ou le Stalinisme n'auraient balayé l'Etat de Droit s'il n'y avait pas eu à leurs époques bien plus de dix millions de chômeurs en Europe. De même ne vous étonnez pas si en Europe comme autour de la Méditerranée la montée de Daech d'un coté, des extrêmes droites et anti-Européens de l'autre, accompagnent le chômage et l'austérité.

Opinion personnelle d'André Teissier du Cros.

Vos commentaires sont les bienvenus.

4 commentaires:

  1. Excellent article ! Merci pour cette lecture édifiante, André !

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    1. Venant d'un Autrichien devenu Cévenol, cela fait doublement plaisir.

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  2. Cette analyse des races est contraire à l'Histoire. Ce ne sont pas les humains qu'on a différenciés en races comme on l'aurait d'abord fait pour les animaux, mais c'est le concept de race qu'on a appliqué aux animaux après avoir bâti le mot pour les humains dès le XVe siècle (de l'italien razza, sorte, espèce, issu du latin ratio, cf. Le Robert). La race, au début, était appliquée à des catégories bien plus réduites que de nos jours : la famille élargie était déjà une race. Et ce n'est qu'en 1684 qu'apparait la race au sens large, comme la race blanche ou noire. Il n'a jamais été question de lier la race à des caractères précis. La race blanche n'est pas un groupe précis, mais un ensemble flou aux caractères statistiquement semblables : la peau est blanche pour l'immense majorité, avec des peaux foncées à la suite de multiples croisements. Dans ces conditions, il y a évidemment une race blanche et une noire et une jaune (blanche pour les intéressés, qui nous voient roses) avec des millions de gens entre les trois (batard n'est pas le mot, car il n'est pas question d'inférioriser ces gens). Cette imprécision n'a pas d'importance puisque dans près de 100 % des pays on ne classe pas les gens sur le critère de race, comme le faisait l'Afrique du Sud, même si les Etats-Unis et le Royaume-Uni comptabilisent les races selon le choix de chacun (et chacun se définit avec un nom de race, ce qui en prouve l'existence !). Et, comme De Gaulle et Nadine Morano, on peut très bien souhaiter que la France reste un pays de race blanche sans qu'il y ait derrière ce souhait ni sentiment de supériorité, ni fermeture à l'Autre !
    Croire qu'on est français par choix est signe de paresse intellectuelle par refus d'introspection honnête ou par déni de soi de peur d'afficher un complexe de supériorité honteux ! Tout être vivant est animé par un instinct de survie, qui passe par un sentiment d'appartenance au groupe pour les être grégaires comme nous, humains, trop faibles physiquement pour nous passer de la solidarité des autres. La nation, l'ethnie sont d'abord des groupes constitués par le besoin de solidarité. Le nationalisme/patriotisme est une solidarité, avec la Sécurité Sociale, mais aussi l'armée, la police ou les gardiens de prisons ! La nation, c'est tout ce qui reste aux pauvres, disait Victor Hugo.
    Et surtout, ne mettons pas le chômage comme source de tout : nazisme, stalinisme, fascismes, régimes autoritaires d'Amérique latine ou du monde arabe ne sont pas du tout la même chose. Dans la Russie de 1917, le chômage ne concernait qu'une infime partie de ce pays presqu'entièrement paysan, en Allemagne, il y avait chômage et inflation ET l'humiliation du traité de Versailles, dans les pays arabes, tout a toujours été brutal. Pourquoi le chômage réveille le nationalisme ? Parce que les pauvres n'ont rien d'autre que la nation pour les défendre en cas de pépin (cf. Victor Hugo plus haut). Les riches ont leur épargne et leur famille. Mettre Daesh sur le même plan que l'extrême droite est une erreur majeure d'analyse. D'ailleurs, le FN est-il d'extrême droite, ou même de droite ? Oui pour l'attachement à la nation, non en économie (c'est l'électorat de l'ex-PCF).
    Bien d'accord néanmoins pour votre critique de la fiscalité et l'importance de la liberté économique. Je suis un national-libéral, favorable à un rapprochement avec le FN : clair sur le libéralisme, clair sur la défense de la nation (droit du sang à la suisse).
    Cordialement yves.egal@sfr.fr

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  3. J'ai tardé à répondre. Le FN est-il d’extrême droite? J'ai questionné des experts: Mussolini, Salazar, Hitler, Pilsudski, Horthy, Franco et autres penseurs du Fascisme. Ma question était: Si les Français décidaient d'adopter le fascisme comme idéologie et système politique, par quoi leur conseilleriez vous de commencer? Ils furent unanimes: Evidemment, d'abord abolir le Droit du Sol, seule barrière au dogme du Nous contre Eux. Nous les Français de souche et de culture, eux les bougnoules, les métèques, les youpins, les crouias, les barbares, les espinguoins, les ritals... contre lesquels l'Union nationale doit être sacrée et mérite tous les sacrifices... A tous les honnêtes gens qui votent pour l’extrême droite je recommande comme vaccination la lecture d'un livre de Georges Bernanos, un catholique de droite royaliste et anti-républicain insoupçonnable: Les Grands Cimetières sous la Lune.

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