mardi 23 septembre 2014

Ce n’est pas le moment de nous désespérer.



Quand j’étais étudiant (1958-63), une expression à la mode était le Brain Drain, la fuite des cerveaux : Les jeunes européens – les britanniques y compris -  allaient finir leurs études aux États Unis, ou bien étaient recrutés par des firmes U. S. et partaient là-bas plus tard. Pourtant il n’y avait pas de chômage en Europe… Je suis moi-même parti en 1983, pour 26 ans. Je ne l’ai pas regretté, mais je suis revenu, comme la majorité des Européens qui ont tenté l'aventure américaine.
Aujourd’hui on en reparle, sur un fonds de stagnation et de chômage. Mais cette fois...


c’est le départ de jeunes français plus particulièrement, qui partent, non plus seulement outre Atlantique, mais aussi vers la Grande Bretagne, le reste de l’Europe, et quelquefois ailleurs. Les jeunes britanniques s’expatrient aussi, plus nombreux que les français. Chaque jour, ils sont quatre cents citoyens britanniques à quitter la Grande-Bretagne, écrit Le Monde, en quête d’horizons plus cléments et de marchés de l’emploi moins moribonds. Selon le bureau des statistiques nationales, quelque cent cinquante-quatre mille Britanniques ont ainsi émigré l'année dernière. Il s'agit pour la plupart de Britanniques très qualifiés, comme le soulignent les chiffres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (cliquez ici aussi pour voir la carte des expatriés diplômés suivant les pays, vous verrez que la France n’est pas la plus affectée par ce phénomène). Selon l'organisation, 1,3 million de Britanniques diplômés de l'université vivent aujourd'hui à l’étranger. Pas seulement aux États Unis bien sur : L’Asie, le Moyen Orient en prennent leur part… et aussi le reste de l’Europe. Car ce qui se passe vraiment, c’est que d’une part tous nos jeunes sont murs pour vivre en tant qu’Européens d’abord, et d’autre part le monde globalisé parle anglais d’abord, et il est naturel qu’un jeune Allemand, Tchèque, Suédois, Français ou Suisse fasse entrer une dimension anglophone dans sa carrière, ou tout simplement soit plus apte et moins timide que nous l’étions autrefois, quand l’opportunité se présente, pour la saisir.
Ceci dit nous devons nous soucier du mal français qui se manifeste d’abord par le chômage. Mais ce problème-là ne sera pas résolu en essayant de retenir les jeunes qui sont capables de partir. Il sera résolu d’abord par une profonde réforme fiscale. Nous en parlons assez ailleurs, mois si vous nous lisez pour la première fois, cliquez ici ou allez à http://www.comitebastille.org/p/blog-page_2362.html.

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