lundi 28 avril 2014

TVA, déficits, dettes, Alstom, Essilor, fronde socialiste… Sommes-nous face au mur?



J’ai vécu la fin d’Arcelor, de Péchiney, de plusieurs autres champions de notre industrie, et c’est maintenant peut-être le tour d’Alstom, L’Oréal, Essilor…
Il n’y a aucun doute : Nos gouvernements de droite comme de gauche sont mauvais pour la santé des firmes françaises grandes ou petites qui sont mondialement compétitives. Elles doivent cesser ou bien d’être compétitives, ou bien d’être françaises. Et en attendant les élus socialistes eux-mêmes engagent une fronde ouverte contre leur propre gouvernement, à propos de la manière de continuer à nous imposer une austérité destructrice de richesses.
Prenons du recul.
La France comme l’Europe doit réussir la transition énergétique vers l’énergie douce, localisée, produite et utilisée...
...sous forme électrique mais stockée et transportée sous forme de gaz ; et aussi vers la mobilité électrique de tous transports de passagers pour commencer : trains à petite ou grande vitesse, métros, tramways, bus, taxis, voitures à louer sans chauffeur... Des investissements à très long terme, gigantesques, pour lesquels, nous l’avons dit ailleurs, il faut abolir 5 impôts, généraliser le 6e, et organiser un financement à très long terme, à taux fortement bonifiés, et à garantie souveraine (par la BPI) des entreprises et des particuliers, dont le risque ne serait plus assumé parles banques.
L’Allemagne a déjà bien commencé avec sa KfW Bankengruppe et sa DENA, en condamnant à long terme son énergie nucléaire, et en laissant filer vers le haut ses tarifs d’électricité.
General Electric, firme américaine cotée en bourse et dirigée avec des objectifs d’abord financiers et d’abord à court terme, au service d’abord de l’actionnaire, ne suivra surement pas cette ligne générale une fois qu’elle contrôlera Alstom énergie. Elle la combattra puissamment, au nom de la financiarisation de l’énergie européenne.
Siemens, par contre, la suivra, partant d’une Allemagne qui a déjà prévu de sortir du nucléaire.
Si après un échange d’actif industriels Siemens est leader en énergie électrique et Alstom en transport par rail, il ne reste plus qu’à transformer l’essai et fusionner la Deutsche Bahn et la SNCF, à créer le grand réseau européen « Volt-Gaz-Volt » de stockage et transport de l’énergie et à étendre à la France (et d’autres du Noyau Dur) l’exemple de la Deutsche Energie Agentur qui pilote la conversion énergétique de l’Allemagne.
Pour cela, on aura besoin des ingénieurs et techniciens d’Alstom, qui connaissent toutes les technologies ayant trait à l’énergie, ou sont équipés pour rapidement les assimiler.
Ils doivent donc rester sous contrôle financier européen.
Ceci dit on dirait bien qu’on arrive face au mur.
Et qu’on arrive enfin à la nécessité de la grande relance de notre économie vers la conversion biocompatible, laquelle donnera beaucoup de travail et de chiffre d’affaires à Alstom et à ses collègues européens grands et petits, et à plusieurs grands secteurs de notre industrie, de notre agriculture, de nos activités de service… tout en les protégeant de la financiarisation.

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