lundi 7 octobre 2013

Les 3 questions de Louis Bériot.



Les 3 questions de Louis Bériot.
Louis Bériot, journaliste, écrivain, ancien Directeur d’Antenne de France 2, créateur du programme La France Défigurée, suit nos travaux depuis leurs origines, nous a fortement encouragés à chercher dans l’environnement le domaine d’investissement à très long terme, et nous pose aujourd’hui trois questions de fond qui concernent la taxation du patrimoine, la couverture des dépenses de santé dans le contexte d’une population vieillissante, et le financement des allocations familiales. Les voici. Notre réponse, préparée par Eric Wallez et moi, sont accessibles sur notre site.

Louis Bériot : J'ai trois questions.

1.      Beaucoup de patrimoines ont été donnés, en nue propriété,  des parents aux enfants pour permettre à ces derniers de ne pas payer d'impôts sur la succession. 
Mais l'usufruit est actuellement taxé à l'ISF. Sans doute est-ce marginal comme recette, quelques milliards cependant.
Deux cas de figure peuvent se présenter :
·         L'usufruit rapporte auquel cas il est normal qu'il soit taxé.
·         Ou bien il ne rapporte pas, ce qui est souvent le cas pour des résidences secondaires, des biens mobiliers de valeur…
Dans ces conditions, comment le Projet TAN résout-il la question ?

2.      L'une des sources les plus importantes des dépenses publiques est la santé et cela ne cesse de croître comme tu le soulignes. Je pense que TAN ne peut faire l'impasse sur le premier budget de la nation et déterminer dans ces dépenses ce qui est vertueux et ce qui est vicieux. Il apparaît, par exemple, que depuis 2007, l'espérance de vie en bonne santé diminue ce qui signifie que les dépenses pour les générations âgées vont s'accroître vertigineusement au détriment d'elles-mêmes et de toute la nation. Il importe de trouver des réponses à cette dérive.

3.      Les allocations familiales et toute autre forme d'allocations aux familles sont des aberrations dans le monde que nous connaissons. Nous ne pouvons continuer à développer des politiques familiales dans un univers mondialisé où le concept de nation devient plus en plus obsolète Nous savons, même se ce n'est pas politiquement correct de le dire, que ces allocations  favorisent les familles pauvres, uni-parentales, étrangères qui n'ont ni les moyens, ni la volonté parfois de s'intégrer et ne reçoivent pas une éducation qui peuvent les servir et servir la communauté. Je pense que le Projet TAN devrait aussi avoir une réflexion sur le sujet. J'avais compris que vous aviez réfléchi à un revenu minimum qui permettrait à chacun de disposer d'un toit, de se nourrir et d'être éduqué, une base qui servirait tout citoyen. Qu'en est-il ?



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