samedi 6 juillet 2013

Delphine Batho s’en va, Pierre Condamin-Gerbier parle : les deux volets d’un même message.

Notre modèle économique erroné nous dit : Seule la croissance du PIB peut rembourser la dette et créer des emplois. L’environnement, c’est un luxe qu’on se payera plus tard. Si on continue, comme François Hollande et Nicolas Sarkozy, à croire à ce modèle, alors oui l’environnement est un luxe.
Mais depuis trente ans nous voyons que tout est faux dans ce modèle : nous avons quand même eu de la croissance ; le chômage n’a pas été résorbé parce que la croissance du PIB, donc croissance de la seule consommation, crée de moins en moins d’emplois ; et notre dette a augmenté parce que cette croissance a juste permis de compter sur les rentrées fiscales croissantes de l’année prochaine pour justifier l’accroissement de déficit de cette année.

Pierre Condamin-Gerbier nous dit : Notre modèle permet aux ‘initiés’ de la financiarisation - comme lui - de détourner un manque à gagner fiscal pour notre pays de plusieurs dizaines de milliards, le même ordre de grandeur que notre déficit. Il nous raconte l’énergie avec laquelle l’Union de Banques Suisses est allée solliciter les détenteurs de patrimoine français pour leur proposer des investissements défiscalisés. Je dis bien : Les détenteurs de patrimoine, pas les seuls gros salaires. L’UBS sait que les Français sont riches, et que leurs actifs dorment. Ils dorment parce leurs propriétaires  savent que, investis en France, ils vont créer des richesses (valeurs ajoutées) qui seront taxées trois fois (IS, IRPP/CSG, TVA). Et L’UBS leur répond : d’abord, si elles sont investies dans un paradis fiscal elles échapperont à au moins deux de ces taxes ; mais ensuite, les fonds offshore qui vont encore grossir grâce à vous permettent de mieux financer les politiciens corrompus grâce auquel le modèle gagne du terrain dans le monde ! Et Pierre Condamin-Gerbier ajoute : J’en ai la liste…
Il n’y a pas d’autre solution que de sortir du modèle : Abolir les impôts que le paradis fiscal permet d’éviter, et taxer directement le patrimoine. Investir dans le très long terme, c’est-à-dire l’environnement, qui est fortement créateur d’emplois, et qui sera rentable dès le début parce qu’il commencera par provoquer des économies d’énergie croissantes, et continuera en créant des richesses nouvelles. C’est notre Projet TAN…