samedi 23 mars 2013

La même histoire derrière les malheurs de Chypre, de Christine Lagarde et de Jérôme Cahuzac.


Il se trouve que je ne pense aucun mal des chypriotes, et que je tiens Christine Lagarde en très haute estime.
Chypre est un sympathique pays à vocation touristique et agricole, civilisé depuis des millénaires (une reine de Chypre épousa un Ptolémée en 47AD, pas n’importe quoi…)  Son gouvernement a cru profiter de l’attrait que les mafias russes avaient pour une ile méditerranéenne près de chez eux ou on pouvait combiner les joies du tourisme et l’utilité d’un paradis fiscal, en pariant sur le fort développement de l’industrie bancaire nécessaire à cette dernière vocation. Après tout, la banque n’est-elle pas une industrie comme une autre ?
Mais voici que l’énorme industrie bancaire de Chypre est frappée par les maladies que nous connaissons si bien. Elle entraine les finances du pays dans la spirale à la grecque. Appel au secours. En 2013, la Troïka intervient : Il faut trouver 18 milliards. « Aide toi, la Troïka t’aidera. » La Troïka souscrira à 10, mais exige que Chypre trouve le reste elle-même. Après tout, tout cela n’est-il pas la faute des clients des banques, souvent Russes, souvent motivés avant tout par l’évasion fiscale ? Qu’on les taxe, dit la Troïka ! Une fois n’est pas coutume, ils payeront 10% de leurs comptes au-dessus de 100,000 Euros. Chypre répond : Nous ne pouvons pas avoir l’air de nous en prendre à nos seuls clients étrangers : Après tout, ils nous font vivre ! On taxera aussi les petits épargnants, mais moins : 7.5% ! Et dans tout cela on est si content d’avoir trouvé la solution… qu’on oublie de demander l’avis du parlement chypriote ! C’est-y bête ? La suite au prochain numéro.
Il y a un lien avec les deux autres cas. Vous allez voir…
Christine Lagarde, devenue Ministre des Finances en 2007, a voulu en finir avec une sale affaire trainant depuis 15 ans. En 1990... La suite sur