jeudi 29 octobre 2009

Comment les événements récents confirment les thèses et recommandations du Comité Bastille.

Nous sommes convaincus que le 21e siècle va être déterminant pour l’humanité : Arrivera telle à vivre en accord avec la nature, en usant du développement durable avec renouvellement des ressources, et en entamant la reconquête des sols par la reforestation d’abord ? Ou bien allons nous à des grands déséquilibres, voire des désastres faisant pression peu à peu intenable sur la stabilité politique des états : Guerres civiles notamment, corruption encore croissante, tensions sociales et xénophobie engendrant les désordres, l’insécurité généralisée et la violence, délinquance juvénile débridée… Rappelons que la moitié – oui, la moitié – du CO2 produit par l’homme vient de la destruction des forets. Toutes les autres sources artificielles de CO2 (industrie, chauffage, transport, agriculture, etc.) ne produisent que l’autre moitié. La croissance végétale sous forme de bois est le meilleur moyen de stocker le CO2, sans avoir besoin d’aucun process lourd et complexe du genre ‘Carbon Capture & Storage’ proposé par tant de grands engineerings. Nous soulignons que la France, qui déjà ne produit que 6 tonnes de CO2 par tête-an (11 pour l’Allemagne, 21 pour les USA…) , qui est en cours de reforestation soutenue depuis des décennies, qui maintient une sécurité sociale généralisée pour tous, qui pratique depuis longtemps l’enseignement obligatoire et quasiment gratuit, est moins mal placée pour faire face à ce défi. D’autres pays d’Europe se débrouillent bien aussi. Mais ‘au pays des aveugles les borgnes sont rois’. Nous n’allons pas du tout assez vite dans ces évolutions pour prétendre encore servir de modèle ne fut-ce qu’à nous-mêmes. Mais le fait que Le Courrier International peut dans son cahier spécial « La Vie Meilleure » (Octobre 2009) démontrer que toutes les évolutions en cours trouvent un écho et des démonstrations en France est encourageant. Nous recommandons une démographie fortement croissante, favorisant une politique de stabilisation, voire réduction de la pression fiscale coïncidant avec une augmentation absolue des recettes fiscales, permettant de financer les grands investissements de structure et la recherche développant les technologies nouvelles : La France, dont la population a stagné autour de 42 millions de 1845 à 1945 – le siècle perdu en crises institutionnelles et sociales, guerres étrangères et coloniales, gaspillage des ressources dans diverses Lignes Maginot du champ de bataille et de l’esprit - a accru sa natalité et bénéficié de l’immigration pendant les trente glorieuses. Après un ralentissement, la croissance de la population a repris depuis les années 90, avec un taux de fertilité dépassant 2 bébés par femme, à égalité avec les Etats Unis. Aujourd’hui, la France résiste mieux à la crise en Europe. Mais cette bonne démographie est encore insuffisante pour permettre une baisse de la pression fiscale. Le taux de croissance de la population française n’est encore, avec 0.6%, qu’à 40% du chiffre mondial, lui-même, il est vrai, en baisse : 1.5% par an contre 2% en 1970. Avec 65 millions d’habitants (2009), la France est encore un désert relatif en Europe ; et 40 millions de Français sont dans la moitié Nord du pays. Le Sud de la ligne Grenoble-Le Havre constitue ce désert français. Nous recommandons une fiscalité éliminant l’impôt sur le revenu, usant largement de la TVA, et introduisant une taxe générale sur l’actif net plus une taxe fixe par foyer ou taxe de citoyenneté. La France, déjà, dépend de la TVA pour 48% du budget de l’Etat, et de l’impôt sur le revenu (IS, IRPP…) seulement pour 35%. Ce qui explique l’exception française : Un patrimoine par tête qui grandit deux fois plus vite que le PNB par tête, et met les Français au 6e rang mondial parmi les pays les plus riches du monde ; une espérance de vie au 2e rang mondial, qui s’accroit d’un mois tous les quatre mois ! Des dépenses de sante par tête qui sont à 60% du chiffre américain, mais qui augmentent fatalement : Il faut bien sur retarder régulièrement l’âge de la retraite, pousser les chômeurs et les RMIstes vers l’entreprise individuelle, et favoriser l’immigration qui accepte de jouer le jeu de la citoyenneté responsable et active. Entre l’automne 2008 et aujourd’hui, les grands experts financiers du monde anglo-saxon ont prédit le pire pour l’Union Européenne et pour l’Euro. Les deux Jean-Claude, J-C Trichet (Président de la Banque Centrale européenne) et J-C Juncker (Premier Ministre du Luxembourg, President de l’Euro groupe formé par les 16 pays de la zone Euro) ont étét violemment critiqués, vilipendés, voire ridiculisés. On a prédit l’éclatement entre Europe de l’Ouest et de l’Est, celui de la zone Euro, même le divorce entre Allemagne et France. Résultat : L’Europe et l’Euro ont tenus vigoureusement, et l’Euro frise 1.50 dollars. Mais nous recommandons d’aller plus loin : L’accord de Maastricht cherche à imposer à chaque pays un déficit budgétaire de 3% au maximum. Nous disons que ce taux doit être modulé en fonction de la croissance démographique (il est plus facile d’endetter les générations futures quand on sait qu’elles seront plus jeunes et plus nombreuses), et du taux d’investissements en équipement à long terme : Infrastructures, et éducation (il est plus facile d’endetter les générations futures si on leur donne les moyens d’être plus productives et plus créatrices…) A suivre. Vos commentaires sont les bienvenus. André Teissier du Cros

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