dimanche 11 septembre 2016

La France n'est pas au bord du gouffre, et n'a besoin ni d'un de Gaulle, ni d'une Jeanne d'Arc, ni d'un Gambetta...

La France n'en a pas besoin pour plusieurs raisons solides:

Parce que nous sommes une République laïque qui respecte les bons principes d'une démocratie - Etat de Droit, Séparation des Pouvoirs, Souveraineté du Peuple - et surtout parce que, quand ces principes commencent à ne plus être respectés, le Peuple français peut et sait protester efficacement - Liberté de la Presse, Conseil d'Etat, Conseil Constitutionnel, Justice indépendante (mais débordée...), trois chambres élues (une de trop certainement...), multipartisme, Libertés d'association, de manifestation, et d'expression, Droit de Grève... - comme cela arrive dans toutes les démocraties. Demandez à nos amis britanniques, espagnols, italiens, allemands et aussi américains... Je ne sais pas qui sera notre prochain Président, mais je sais qu'il le deviendra sans coup d'Etat et sans un coup de feu. 
Oui, me répond t-on, mais avec la guerre que nous mène le fascisme islamique ça ne vas pas durer longtemps... 
Je vais y venir.

Parce que, face aux crises, très réelles en effet, que nous vivons, nous sommes loin d’être les plus mal placés: La France n'a pas fait défaut sur sa dette depuis 1797. Notre patrimoine national - Etat, entreprises et particuliers - se chiffre à environ 12 700 (douze mille sept cent) milliards d'Euros. Notre endettement total est d'environ 4 400 milliards, dont 2 200 pour la dette publique (Etat, collectivités) et environ autant pour la dette privée (entreprises et particuliers.) Au total 38% du patrimoine national. Bien moins que nos principaux partenaires..C'est la raison pour laquelle la France fait partie des pays empruntant aux taux les plus bas sur le marché financier mondial. 
Ce qui ne veut pas dire qu'on peut continuer à s'endetter en permanence comme nous faisons depuis 1975. Mais pour rétablir la discipline budgétaire, point n'est besoin d'une femme ou d'un homme Providence, un(e) Sauveur(e) de la Patrie (SdP) pour faire court. Point n'est besoin même d'un amendement de la Constitution. Il suffit d'une Loi de Discipline Budgetaire comme dans d'autres pays, et de l'appliquer.

Parce que...

dimanche 28 août 2016

Europe et Monde Arabe: plus que jamais, grande menace, grand espoir.

 Je remets à jour pour la deuxième fois cette page ouverte en Août 2013. Depuis ont eu lieu: l'attentat de la Promenade des Anglais à Nice; le massacre du Bataclan à Paris; l'assassinat ignoble du Père Jacques Hamel; plusieurs fusillades et prises d'otage; l'attentat contre Charlie Hebdo; l'attentat  de St Quentin-Fallavier; les attentats du 13 Novembre; et la grande vague des migrants réfugiés fuyant la Syrie et autres régions où l'Etat Islamique est allé plus loin dans l'horreur que les autres fondamentalistes... 

Cela fait plusieurs années que ces attentats ignobles sont l'occasion de parler de plus en plus d'amender la Laïcité, de modérer la liberté d'expression, et de limiter les libertés des présumés suspects, quitte à sortir de l’Etat de Droit. 

En même temps, on s'inquiète du manque de perspective et d’espoir que notre société européenne peut offrir aux jeunes. Un sens qui les détournerait de la tentation de suivre de faux prophètes et de mourir et de massacrer au nom de Dieu.

Enseignons à nos jeunes que la République laïque leur donne l’opportunité la plus exaltante : celle de découvrir eux-mêmes leurs propres convictions, leur propre foi, et de construire leur vie selon leur propre projet ; rappelons-leur qu’elle les arme aussi par l’enseignement de connaissances dont la vérité est prouvée, des concepts qui ont permis que de plus en plus de femmes et d'hommes accèdent à la prospérité dans la dignité, que de plus en plus de femmes s'émancipent et deviennent maîtresses de leur corps et de leur vie, le tout en accédant à une culture de la liberté (l'absence de tyrannie, dixit Hannah Arendt), de la solidarité, de la tolérance, et de la bienveillance.

Plus Daesh, Al Qaeda, ISIS, Boko Haram, le Taliban, les Frères Musulmans, etc., etc., bref plus le Fascisme Islamique* fait la guerre à la France, plus il confirme que nous représentons pour eux un danger : ils prétendent que notre Laïcité est à la racine de notre décadence. Nous devons donc affirmer et appliquer cette Laïcité.

Notre histoire nous a appris les dangers du pouvoir politique, et ceux, plus redoutables, du pouvoir de l’idéologie, sacralisée par ses symboles (drapeau, crucifix, étoile de David, croissant doré). Nos deux journaux satiriques, Le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo, dont nous pouvons être fiers, nous invitent à l’esprit critique et à la défiance face à ces deux dangers ; armés d'humour irrespectueux et de crayons bien taillés, ils ignorent le blasphème ou le sacrilège. C’est cette culture républicaine, très ancienne (visitez les caricatures de l’Assiette au Beurre et du Crapouillot vieilles de plus d’un siècle), qu'il  nous faut défendre et affirmer.

Le message à transmettre aux jeunes générations est le suivant :
Quand un musulman du Monde Arabe parle des ennemis de son pays, il nomme le plus souvent Israël, les États-Unis, la France, parfois l'Iran, parfois le Danemark, ou un autre pays européen. Pourtant, la véritable menace qui pèse sur sa vie ne vient pas de ces pays, mais vient, le plus souvent, d’un autre Musulman du Monde Arabe. Le nombre de Juifs ou de Chrétiens massacrés est infime en comparaison des centaines de milliers de musulmans, de leurs femmes et de leurs enfants, qui ont perdu la vie dans les interminables guerres qui déchire le Monde Arabe depuis 1948.

Les massacres et assassinats à Nice et ailleurs, et ceux qui se préparent et qu'on ne pourra pas tous prévenir, ne changent et ne changeront rien à cette réalité.

Est-ce la religion qui cause cette haine ?

mercredi 24 août 2016

Projets fiscaux de Manuel Valls: Une petite lueur d'espoir...

Manuel Valls vient d'annoncer la direction de ses futurs amendements (2017) de notre fiscalité. Je dis amendements et non pas réformes. Mais il faut les saluer, car elles constituent la petite lumière au bout du très long tunnel.
L'Impôt sur les Sociétés (IS) des PME – c’est-à-dire Impôt sur les Bénéfices des Petites et Moyennes Entreprises - baisserait de 33,3% à 28%. Cela reste au-dessus des 25% de la moyenne de l’UE, c’est donc misérable. Et dans toute l’UE l’IS est en baisse. Mais cela va dans la bonne direction, donc tant mieux. Evidemment il reste à sortir de cette absurde distinction entre les PME et les soi-disant grandes entreprises. Je répète en passant que la seule différence significative est entre les entreprises privées et les entreprises cotées en bourse, ces dernières disposant de toute une panoplie d’outils pour éviter l’IS. Nous proposons de favoriser fiscalement l’ensemble des entreprises privées - leurs actionnaires ne payeront la Taxe sur le patrimoine qu’au prorata de la valeur de l’Actif Net comptable de leur entreprise - et de taxer les actionnaires d’entreprises cotées en bourse sur la valeur marchande de leurs actions qui est un multiple de leur Actif Net. Mais enfin… on fait avec ce qu’on a.
Ensuite - c'est l'autre bonne nouvelle - Manuel Valls ne dit pas un mot d'une abolition de l'ISF - Impôt de Solidarité sur la Fortune, une réforme que toute la droite réclame à cor et à cri et annonce dans ses programmes. J'aimerais mieux évidemment que Manuel Valls dise carrément pourquoi cette omission, et qu'il insiste sur le fait que l'Impôt sur le Patrimoine, ou Taxe sur l'Actif Net, est le seul outil possible pour engager une réduction des inégalités de patrimoine et de revenus.
Car nous considérons comme des faits établis, que plus personne ne conteste, que :
1)      Depuis les années 80, l’écart des patrimoines (fortunes nettes de dettes des contribuables personnes physiques) et des revenus (salaires, honoraires, dividendes perçus…) est allé en s’accroissant quelle que soit la santé de notre économie ;
2)      Les contribuables les plus modestes constatent au mieux une stagnation de leur pouvoir d’achat, au pire une réduction, et ceci sans aucun signal d’espoir, bien au contraire. Les inquiétudes augmentent notamment à propos des prix du logement et de l’énergie, du financement de la protection sociale, des suicides d’agriculteurs, du changement climatique, de la disparition des écosystèmes…
3)      Les plus fortunés observent au contraire que leurs ressources continuent à croître quelle que soit la santé de notre économie.
4)      Les entreprises cotées en bourse qui suivent l’historique de leurs comptes d’exploitation depuis au moins trente ans observent que la part des coûts salariaux dans leur marge brute d’exploitation est allée en diminuant, tandis que la part des revenus financiers (dividendes, charges financières, rémunération par stock-options et autres bonus fondés sur le résultat immédiat…) dans la dite marge est allée en augmentant. Celui qui apporte son travail, son intelligence, ses idées et ses talents est donc de plus en plus défavorisé. Et remarquons que la part de la dite marge réservée aux investissements est elle aussi allée en diminuant.
Cette situation n’est pas spécifiquement française. On l’observe à des degrés divers dans l’UE et dans tous les pays développés.
Cette inégalité croissante des conditions ne sanctionne ni le travail, ni la qualification (connaissances et expérience acquises), ni la bonne gestion ou le génie pour les plus fortunés ; ni la paresse, l’incompétence ou l’ignorance pour les plus modestes. Elle est la conséquence de la financiarisation de nos économies, une tendance datant de la grande dérégulation des marchés financiers depuis la décennie 80, tendance bien connue et analysée par de nombreux experts, notamment les équipes de Thomas Piketty, François Morin, Gerald Davis, Joseph Stiglitz… Elle est favorisée par les paradis fiscaux permettant aux fortunes plus importantes (au-delà de dix millions) d’échapper à l’impôt sur le revenu.
Rappelons que nous proposons que l’ISF soit simplifié pour ne devenir qu'une simple Taxe sur l'Actif Net des personnes physiques, soit rebaptisé Impôt sur le Patrimoine et soit augmenté au prorata de la réduction de l’IS d’abord, des autres formes d’Impôts sur le Revenu ensuite, puis soit fusionnée avec la Taxe Foncière qui est déjà un impôt sur le patrimoine. Les Droits de Succession seraient abolis puisqu’ils constitueraient alors une double taxation sur le patrimoine.
Nous avons expliqué à http://www.comitebastille.org/2015/09/baisser-limpot-sur-le-revenu-ne-sert.html comment l’abolition progressive de l’Impôt sur le Revenu favorisera la création d’emplois non pas par relance de la consommation mais par 100 milliards par an devenus mobilisables par les investissements à très long terme dans la Transition Energétique et la Conversion Biocompatible de notre économie… Voir aussi Le Monde du 22 Juin, et notre Livre Blanc 2016 : La Taxe sur l’Actif Net ou Impot Progressif sur le Patrimoine Dormant.

lundi 22 août 2016

Le Comité Bastille est-il à droite, à gauche, vert, ou nulle part ?

Depuis que nous contribuons aux travaux de recherche de plusieurs mouvements et partis politiques, et depuis que nous atteignons en Août 2016 une audience de 5 100 contacts (dont 2 700 par les réseaux sociaux) je constate que la question de notre orientation politique, comme celle de tout parti, mouvement, ou groupe de réflexion comme nous, revient plus souvent, et fait d'autant plus mal que les grands partis ont perdu beaucoup de leur crédibilité et font leurs examens de conscience en public. Il n'est que temps.
Les nouveaux partis veulent prouver qu'ils s'engagent à une intégrité toute citoyenne, démocratique, et participative, et débattent des formulations l'illustrant le mieux dans leurs déclarations de vocation et dans leurs statuts. Ils ont raison.
Le Front National a eu le vent en poupe et reste en tête des intentions de vote, mais a du pour cela protester de son adhésion à la République laïque, donc renier tous les mots d'ordre que son fondateur et toujours Président honoraire a conçu et défendu avec passion depuis 1972, mots d'ordre hérités des ennemis de la République, de la Laïcité, et du Droit du Sol; aussi des défenseurs de la Fille Aînée de l'Eglise, de l'Occident chrétien... 


Alors, comment situer le Comité Bastille sur l'éventail traditionnel ? 

vendredi 22 juillet 2016

Nous sommes en guerre. Et comme tout pays civilisé, nous ne sommes pas prêts.

La France est en guerre. L’Europe et l’Amérique aussi. Contre le même ennemi.
Nous sommes militairement engagés au Moyen Orient et en Afrique, et nous sommes attaqués par un terrorisme suicidaire dangereusement innovant. Nous comptons des morts en uniforme et en civil, et surtout des victimes innocentes, enfants et femmes compris.
Notre ennemi nous attaque plus précisément dans les villes et lieux de détente et de vacances (La Promenade des Anglais, le Bataclan…), pendant des fêtes officielles (le 14 Juillet…), en cherchant ses chefs d’accusation jusque dans les légèretés estivales de nos tenues vestimentaires, et dans nos activités, notamment dans celles plus irrespectueuses, conviviales et festives, ou s’exercent nos libertés d’expression (Charlie Hebdo).
Notre ennemi vise avant tout ce qui symbolise cette culture de la liberté qu’il trouve particulièrement haïssable, plus particulièrement quand ce sont les femmes qui y participent en osant afficher leur propre émancipation en robes d’été, en shorts et en bikinis ou autres maillots de bain d’une pièce et demie.
Notre ennemi nous incite, souvent avec succès, à nous affronter les uns les autres et à saper la confiance en notre police, nos forces armées, notre administration, nos institutions, et nos élus. Ces derniers ont commencé à faire le jeu de cet ennemi en s’injuriant et s’accusant d’autant plus que des élections importantes ont lieu l’an prochain.
La stratégie de notre ennemi est d’autant plus efficace que notre économie est étranglée par une politique d’austérité aggravant les inégalités de ressources (revenu et patrimoine) et le chômage. Un chômage qui facilite le recrutement aux terroristes. Une politique d’austérité dont les fondements sont justement contestés, et par le Comité Bastille en particulier. Un climat de défiance qui juge et condamne déjà dans leur totalité les musulmans (vingt pour cent de l’humanité), mais aussi d’autres religions, et les ethnies, communautés et origines géographiques plus ou moins lointaines que notre histoire, notre culture et nos préjugés y associe.
Depuis quand notre ennemi se prépare-t-il ?
Le 11 Septembre 2001 à New York, il montrait déjà à quel exceptionnel niveau de préparation il était arrivé.
Mais du 11 Septembre 1901 au 11 septembre 1941, cette préparation était nulle. Les peuples arabes étaient de grands guerriers, mais ils avaient montré pendant des siècles quels piètres militaires ils étaient, depuis la prise de Bagdad par les Mongols en 1257 jusqu’aux cavaliers que Lawrence d’Arabie tentait désespérément de discipliner en 1917. Parmi eux, pas de Gamal Abdel Nasser, de Saddam Hussein, d’Anouar El Sadate,  de Bashar Al Assad,  de Yasser Arafat, d’Abou Bakr Al Baghdâdi…  Ceux-là allaient venir plus tard.
Je crois – mais je peux me tromper - que le premier évènement public témoignant que cet ennemi commençait à exister et à se préparer fut le 29 Aout 1966, quand le Colonel Nasser, dictateur d’Egypte, fit pendre le poète et essayiste Sayyid Qutb.

vendredi 1 juillet 2016

Brexit, ou le Temps de la Comète

Une comète est en train de passer dans notre ciel. Elle s'appelle Brexit. 
Elle nous invite, comme celle du roman de ce titre de H. G. Wells (1906), à élever notre niveau de conscience au delà de notre identité nationale, et à nous interroger sur la nature de l'identité des nations. 
Pendant quelques jours elle a provoqué une baisse spectaculaire des marchés boursiers dont ils sont en train de se remettre, et une chute de la Livre sterling qui, elle, semble devoir durer. Elle réduira quelque peu pendant quelque temps le niveau de vie des Britanniques, et des autres Européens à un moindre degré. Elle a inspiré l'assassinat de Joe Cox, une parlementaire britannique mère de famille au grand cœur et à l'intégrité exemplaire, qui osait répéter dans sa circonscription que, si les humains se donnent la peine de scruter au delà des préjugés les différences identitaires qui séparent diverses communautés d'un même pays, ils découvrent que ce qui nous rassemble, ce que nous partageons en commun, est toujours plus profond et plus important que ce qui nous distingue. Elle fut violemment contredite par son assassin criant Britain first! et affirmant ainsi involontairement ce qui le rapproche, lui, de ceux qui crient Allah U Akbar!
Le Postulat de Joe Cox, qui mériterait de devenir Loi au même titre que la Loi de Parkinson et le Principe de Peter, met paisiblement en cause la notion même de préférence nationale. Comme le fait l'Union Européenne depuis ses balbutiements en 1950. Ce pourquoi elle est vilipendée et injuriée par tous ceux extrêmement à droite, ou extrêmement à gauche, ou extrêmement religieux. 
Mais ce pourquoi, en même temps, elle a depuis 2000 remplacé les Etats Unis comme première terre d'accueil vers laquelle se ruent tous ceux qui sont menacés dans leur identité ou même dans leur vie.
Les votes de l'Angleterre, de l'Ecosse, de l'Irlande du Nord et de Londres.
La carte qui illustre comment s'est réparti régionalement le vote pour ou contre le Brexit dans le Royaume Uni, complétée par l'analyse par tranche d'ages et niveau moyen d'éducation, montre que ce sont les Anglais, plutôt âgés, plutôt ruraux, et plutôt moins éduqués qui ont fait la décision contre l'appartenance à l'UE. Londres, l'Ecosse, l'Irlande du Nord, la jeunesse, les villes universitaires, ont choisi de rester dans cette Union Européenne tellement vilipendée chez eux... comme chez nous. 
Non pas qu'ils expriment un choix favorisant l'appartenance à l'UE plutôt qu'au Royaume Uni bien sur. Mais qu'ils sentent qu'une identité quelconque, qu'elle soit ressentie comme globalement britannique, ou comme irlandaise, ou comme orcadienne (les Iles Orcades sont au Nord de l'Ecosse), ou même gibraltarienne (malgré l'immense ombre chargée d'hostilité historique portée par l'Espagne) sera mieux vécue au sein de l'Union Européenne que dans un Royaume Uni qui ne serait plus membre de l'UE. Après tout, c'est bien l'appartenance à l'UE qui a fini par imposer la paix entre les deux Irlandes, Eire et Ulster. 
1998: Même dans le Royaume Uni, l'UE a mis fin à la guerre.
Un soldat patrouille le long de la frontière entre
Irlande et Irlande du Nord.




Et ceci même si, en même temps, tous sont comme nous autres Européens conscients que l'UE a besoin de réformes. Et là dessus, nous découvrons qu'une pétition de quatre millions de britanniques exprime combien douloureuse est la découverte que les deux principaux artisans du Brexit, Nigel Farage et Boris Johnson, ont menti comme des arracheurs de dents dans leurs campagnes, et n'avaient aucun plan pour organiser la sortie de l'UE s'ils étaient gagnants... Les Français croient-ils que le Front National et tous ceux qui hurlent avec ces mêmes loups ont un tel plan, quand même les Autrichiens ont eu la sagesse d'en douter?
Conclusions: Restons tous dans l'Union Européenne. Réformons la de l’intérieur et non pas de l’extérieur. Cessons d'écouter les délires et mensonges des extrémistes. Et occupons nous de réformes sérieuses. Des réformes fiscales, par exemple. Tenez, justement, nous avons un projet...(cliquez ici)...

mercredi 22 juin 2016

Le Projet Taxe sur l'Actif Net (TAN) dans Le Monde du 22 Juin.


Rendez vous dans Le Monde du 22 Juin, Page 7 du cahier économie, et lisez Pour Un Grand Soir Fiscal, ou bien cliquez sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/06/21/il-faut-supprimer-tous-les-impots-assis-sur-les-revenus-des-particuliers-et-des-entreprises-et-sur-le-patrimoine_4954945_3232.html

Ce qui me plait particulièrement est que cet article a été directement écrit à partir de notre documentation par des co-auteurs - Fabien Verdier, Raphael Boroumand, Jérémie Prouteau, Clément Carrue et Rémi Demersseman-Pradel - dont la moyenne d'age est la moitié du mien, et habilement édité par Le Monde sans introduire d'erreurs, au contraire en créant un chapo résumant bien ce que la TAN rendra possible. 
Bien sur cet article ne peut pas tout dire.
Et il faut comprendre aujourd'hui pourquoi c'est le patrimoine qu'il faut taxer maintenant, et non plus les revenus, parce que la question du développement ou bien de l'abolition de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) va être au cœur des débats entre la droite et la gauche d'ici les prochaines élections. Vous trouverez la réponse à toutes vos questions, et à toutes celles qu'on nous a déjà posé depuis 2010 dans notre Livre Blanc 2016: La Taxe sur l'Actif Net ou Impôt Progressif sur le Capital Dormant. Nous vous l'enverrons dédicacé à votre adresse personnelle si vous vous inscrivez sur notre site comme Observateur, moyennant une cotisation de vingt-cinq euros, à https://www.helloasso.com/associations/comite-bastille/adhesions/cotisation-renouvellement-cotisation-observateur
L'Association Comité Bastille est née en Avril 2010. Les 65 participants à cette date sont maintenant 1 850, et nous comptons sur vous pour faire suivre nos messages à votre réseau personnel. Nous coopérons avec plusieurs partis, mouvements et groupes de réflexion politiques car nous sommes et restons ouverts à tous ceux qui soutiennent la République Laïque et l'Union Européenne. Le Centre des Jeunes Dirigeants nous a donné une première visibilité grâce à l'adoption de la TAN dans son Livre Blanc 2012: Objectif Oikos. C'est aujourd'hui avec CAP21-LRC, et avec le Conseil Economie & Innovation du Parti Socialiste, que cette coopération est la plus avancée. Grace à eux et à de nombreuses personnalités qui nous suivent depuis des années nous avons pu répondre à toutes les objections et demandes d'approfondissements venant des acteurs économiques, notamment le monde de l'entreprise et de la banque. Mais nous restons toujours prêts à répondre directement à vos questions personnelles si vous ajoutez un commentaire ici.

André Teissier du Cros


lundi 13 juin 2016

Thomas Piketty propose comme nous de fusionner Taxe Foncière et ISF. Mais comme sa réforme oublie l’Impôt sur le Revenu, elle aggraverait notre situation.


Dans Le Monde du 11 Juin, Thomas Piketty propose, comme nous, de fusionner la Taxe Foncière et l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Il a raison. Il a raison aussi de souligner l'iniquité de la Taxe Foncière sous sa forme actuelle. 
Mais comme il oublie que, avec les diverses formes d’Impôts sur les Revenus (IR), les marges, les plus values, etc. s'ajoutant aux charges, l'entreprise française est déjà la plus taxée en Europe, une réforme ainsi limitée découragerait encore plus les entrepreneurs en même temps que les plus fortunés. Les paradis fiscaux resteraient au moins aussi attractifs. Notre situation serait aggravée. Car les entrepreneurs et les plus fortunés ne sont pas les mêmes personnes: pour devenir vraiment fortuné, l'entrepreneur doit d'abord construire le succès de son entreprise, ensuite le confirmer dans le temps par une rentabilité durable, et enfin la vendre (en tout ou partie) pour une somme autre que négligeable. Pendant tout ce temps là, l'entrepreneur ne peut pas du tout être classé parmi les "riches*" de la société. 
Mais rappelons d'abord les deux facteurs importants qui donnent raison à l'équipe de Thomas Piketty:

dimanche 29 mai 2016

Réponse aux plus récentes objections au Projet Taxe sur l'Actif Net.

Comme on parle de plus en plus du Projet Taxe sur l'Actif Net (TAN), nous recevons une vague de critiques fraîches. Elles  proviennent d'autorités plus hautes en statut et en expertise que dans le passé. Mais elles ne sont pas nouvelles. Nous  ne nommons pas leurs auteurs, respectant ici leur devoir de réserve.