lundi 17 novembre 2014

Plus l’investissement est à long terme, plus il est étranglé par l’Impôt sur le Revenu. Voici comment.



Nous allons considérer un cas par semaine parmi trois cas d’investissement à très long terme :


(I) La conversion de votre résidence principale à un mode de chauffage combinant haute isolation et technologie permettant soit un cout de production de chaleur très bas (genre pompe à chaleur) ; soit un mode de production dans laquelle votre maison produit par moments plus d’énergie qu’elle en consomme et peut la stocker ou la revendre ; soit les deux. Dans ce cas, c’est vous l’investisseur.
(II) La reforestation d’une zone agraire actuellement en friche. Il s’agit de planter dune forêt dont le bois soit ensuite exploitable sous forme de matériau de construction ou industriel, de pâte à papier, ou de bois de chauffage, qu’importe à ce stade. L’investisseur est un exploitant agricole propriétaire de 15 hectares de terrain en friche.
(III) Le sauvetage des abeilles. Il ne reste plus que mille abeilles par citoyen en France (à la belle saison bien sur.) Là nous évaluons un investissement résultant de nouvelles lois fixant des objectifs et des moyens pour engager un véritable redéveloppement des écosystèmes, en raison des causes complexes de la disparition des abeilles. Un indice : La production française de miel est tombée de 35 000 tonnes par an en 1990 à environ 15 000 aujourd’hui. La production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépend directement de la pollinisation des insectes et surtout des abeilles. Plus de 20 000 espèces d’abeilles assurent la reproduction sexuée, donc la survie et l’évolution de la grande majorité des plantes à fleurs. A l’échelle mondiale la pollinisation contribue à 10% de la valeur ajoutée agricole… mais l’absence d’abeilles pourrait en faire perdre beaucoup plus. Le sujet fait l’objet de nombreuses recherches. La science n’a pas encore toutes les réponses.



Commençons aujourd’hui par le cas de votre habitat personnel.

lundi 27 octobre 2014

Ce qu’Angela Merkel ne peut pas dire aux Européens parce qu’elle ne le sait pas.


Nous avons publié ceci en Décembre 2013. Je ne vois rien à y changer.
André Teissier du Cros

L'Allemagne résiste mieux que la France à la crise, et a été capable plus tôt de mesures d’austérité qui ont payé plus rapidement, parce qu’elle est déjà plus proche du Projet TAN que la France. Cela se voit facilement quand on compare dans les deux pays la pression fiscale, la gestion de la dette et du déficit, le mode de financement des investissements à très long terme, la fiscalité supportée par les entreprises, et le Millefeuilles administratif. Cela explique aussi ce dont parle Philippe Ricard  dans le Monde du 23-12

mercredi 22 octobre 2014

Trente ans pour changer le monde… en commençant chez nous.


Oublions pour un instant la politique quotidienne au ras des pâquerettes, et prenons de la hauteur pour voir pourquoi notre avenir pas tellement éloigné s’obscurcit.

Regardez le premier de ces graphiques. 

 

Il vous montre comment le taux mondial de fertilité (nombre d’enfants par femme) a évolué depuis 1950. On pouvait alors compter sur notre planète 4,9 enfants par femme, tous pays confondus.

Aujourd’hui (2010-2015) il est de 2,4 enfants par femme (dont à peu près 2 en France.)

En 2050, il sera de 2 dans le monde. Ce qui veut dire que beaucoup plus de pays feront comme aujourd’hui l’Italie, l’Allemagne, la Chine, le Japon, la Pologne ou la Russie : leurs femmes auront moins de deux enfants, et souvent beaucoup, beaucoup moins.

Mais croyez vous qu’il se stabilisera alors à ce chiffre de deux ? Pas du tout !

Les mêmes facteurs qui font constamment baisser la fertilité (niveau de vie, éducation, émancipation des femmes…) continueront à agir en s’aggravant. Car alors le monde sera comme…

mardi 14 octobre 2014

Taxe sur l’Actif Net (TAN), moteur fiscal de l’Innovation et de l’Investissement à très long terme

Article de Mars 2013 mis à jour le 14 Octobre 2014.

Le « Projet TAN » consistera en l’abolition totale de l’IRPP[1], de l’IS[2], de la CSG-CRDS[3], de la taxe foncière et des droits de succession ; et la généralisation de l’ISF à tous les contribuables, qui devient une Taxe sur le Patrimoine, ou Actif Net, à partir de cinquante mille euros.
Voici pourquoi ce projet est nécessaire ; voici pourquoi il sortira progressivement la France de toutes les crises, à commencer par la plus grave, celle du chômage des jeunes.
Le Projet TAN est nécessaire :
Les Français comme les Européens, Américains et Japonais savent que notre modèle économique ne fonctionne plus : croissance du chômage...


dimanche 12 octobre 2014

Michel Sapin a de la chance…



Il a pu constater plusieurs fois, étant aux commandes et ayant toutes les données en main, que le budget de la France fonctionne maintenant à déficit constant.
En effet quoiqu’on fasse, et quel que soit le parti au pouvoir, notre déficit se maintient entre 4% et 4,5% du Produit Intérieur Brut (PIB).
Si on essaye de réduire les dépenses, cela veut dire que l’État dépense moins, donc que les fournisseurs ou salariés de l’État gagnent moins. Ce qui provoque une réduction des recettes fiscales et un accroissement du chômage du coté du secteur public. On se retrouve au même taux de déficit.
Si on essaye d’augmenter les recettes, c'est-à-dire les impôts, les particuliers comme les entreprises dépensent et investissement moins. Ces dernières licencient plus, limitent leurs salaires, et embauchent moins. Les rentrées fiscales nouvelles manquent à l’appel, ce qui provoque un accroissement du chômage du coté du secteur privé. On se retrouve au même taux de déficit.
Michel Sapin comme ses prédécesseurs peut dire que cette situation n’est pas de son fait, il en a hérité… et les causes en remontent vers 1975, date vers laquelle déficit, dette et chômage ont commencé à dériver.
Evidemment ce n’est pas si simple. 

vendredi 3 octobre 2014

Il ne faut surtout pas abolir la profession des notaires, ni dénaturer leur fonction ou leur charge.

C'est là un des messages que nous cherchions à faire parvenir dès 2010, par notre livre et par notre Comité, à tous les Français, dans un des premiers articles de ce qui n'était encore qu'un blog.. Comme il est d'une actualité brulante, je le mets à jour aujourd'hui.
Il résume mon expérience après les 26 ans que j’ai vécu aux États-Unis, au cours de: Fusions, acquisitions, successions (celle entre autres de ma propre épouse américaine décédée en 2008...), testaments, donations, mariages, divorces, ventes de biens immobiliers divers, montages d'opérations immobilières diverses dont par ma propre firme en Géorgie et en Floride, contrats de privatisation de services publics, pactes d'actionnaires, et plusieurs procès allant jusqu'à un jugement et/ou une entente à l'amiable...) au cours desquels j'ai eu affaire à une nuée d'hommes de lois, experts comptables, administrateurs judiciaires, exécuteurs de successions, et à plusieurs juges. Les juges américains sont élus, et sont en général d'anciens avocats, rappelons-le.

mardi 30 septembre 2014

Réforme fiscale: les bonnes nouvelles de Philippe Aghion (Challenges) et de Jean-Pierre Petit (Le Monde) nous aident à dissiper un malentendu.


Quand j’ai vu l’interview de Philippe Aghion dans Challenges de cette semaine, mon sang n’a fait qu’un tour : Cet économiste réputé disait que le capital est trop taxé en France ! Cela me semblait incroyable. Mais la lecture m’a vite rassuré. Dans son esprit, comme dans celui de nombreux économistes et décideurs en matière d’épargne et d’investissement, taxer le capital ou taxer le revenu du capital, c’est la même chose ! Et quand il parle de taxer le travail, il veut dire de même le revenu du travail !
Or ce n’est pas la même chose du tout. Imaginez que vous ayez cent mille euros sur votre compte courant, lesquels ne rapportent rien : Pas de revenu, donc pas d’impôt. S’ils vous rapportent un intérêt minime et fixe de mettons un pour cent, cet un pour cent sera taxé en tant que revenu. Et si la somme est investie dans l’achat d’un bien que vous revendez cent quinze mille euros six mois plus tard, alors cette plus-value de quinze mille euros, étant un revenu, sera aussi taxée. « Trop taxée ! » dit Philippe Aghion. Bien entendu !
Mais si, comme nous le proposons,…

mardi 23 septembre 2014

Ce n’est pas le moment de nous désespérer.



Quand j’étais étudiant (1958-63), une expression à la mode était le Brain Drain, la fuite des cerveaux : Les jeunes européens – les britanniques y compris -  allaient finir leurs études aux États Unis, ou bien étaient recrutés par des firmes U. S. et partaient là-bas plus tard. Pourtant il n’y avait pas de chômage en Europe… Je suis moi-même parti en 1983, pour 26 ans. Je ne l’ai pas regretté, mais je suis revenu, comme la majorité des Européens qui ont tenté l'aventure américaine.
Aujourd’hui on en reparle, sur un fonds de stagnation et de chômage. Mais cette fois...

jeudi 4 septembre 2014

1 500 Watts + 500 milliards de tonnes + €400 milliards d’épargne qui dorment + 3,5 millions d’individus + 2 Mistrals + 1 force de frappe + 1 Etat islamique – 1/3 d’Ukraine – 1 TAN = 1914…


…ou 1 inventaire explosif genre Prévert.
1 500 Watts : C’est la puissance maximale d’un aspirateur vendu dans l’UE désormais, a décidé Bruxelles ce mois-ci.
500 milliards de tonnes, c’est la quantité annuelle de glace de l’Antarctique qui fond dans la mer.
3,5 millions d’individus, c’est le nombre officiel des chômeurs en France.
€400 milliards, c’est l’épargne des Français, liquide ou quasi-liquide, qui dort.
2 Mistrals, c’est le nombre de navires porte-hélicoptères commandé par la Russie à la France dont la commande est suspendue.
1 Force de frappe, c’est l’arme nucléaire de la France, la seule du monde libre qui pourrait frapper sans même informer les États Unis, qui coute environ 4 milliards de maintien par an, plus l’amortissement de ce qu’elle a couté depuis l’origine. 4 milliards, c’est un peu moins que ce que rapporte l’ISF.